Crises émotionnelles : pourquoi votre enfant explose (et c’est normal !)

Quand votre salon se transforme en volcan en éruption Scène 1, acte 1 : Le supermarché, 17h30 "NON ! JE VEUX LE PAQUET BLEU, PAS LE ROUGE !" hurle votre enfant de 4 ans, écroulé par terre, les joues rouges et les larmes coulant à flots. Autour de vous, les regards se font insistants. Vous sentez la sueur perler sur votre front... Bienvenue dans le monde merveilleux des crises émotionnelles ! 🌋 Si vous lisez ces lignes, c'est probablement parce que vous avez déjà vécu ce genre de situation. Rassurez-vous : vous n'êtes pas seul(e), et non, vous n'êtes pas un mauvais parent ! Pourquoi mon enfant se transforme-t-il en mini-Hulk ? 🧠 Son cerveau est encore en chantier Imaginez que le cerveau de votre enfant soit une maison en construction. Le rez-de-chaussée (les émotions) est déjà bien installé et fonctionne à plein régime. Mais l'étage supérieur (la logique, le raisonnement, la gestion des émotions) ? Il manque encore quelques murs, le toit fuit, et les câbles électriques ne sont pas tous branchés ! Concrètement, les zones cérébrales responsables de la régulation émotionnelle ne seront pleinement développées que bien plus tard!! Quand une émotion intense surgit chez un jeune enfant, c'est comme si le système de contrôle se déconnectait temporairement. La partie "logique" du cerveau s'éteint, laissant place à une réaction pure et impulsive. Ce n'est pas de la manipulation, ce sont des neurosciences !

Accompagnement des enfants en thérapie

Cette question revient souvent dans vos messages. Qu'est-ce qui se passe exactement pendant une séance ? Comment je travaille avec les enfants ? Pourquoi certains parents me disent que leur enfant ne veut plus repartir après la première rencontre ? Aujourd'hui, je vous ouvre les coulisses de mon cabinet et je vous explique en détail ma façon d'accompagner les enfants et leurs familles. L'accueil : tout commence par un sentiment de sécurité La première chose que je crée, dès que l'enfant franchit la porte de mon cabinet, c'est un espace de sécurité. Pas seulement physique, mais émotionnelle. Un lieu où il peut être pleinement lui-même, sans masque, sans pression, sans attente de performance. Chaque enfant arrive avec son histoire, ses blessures, ses peurs, sa sensibilité unique. Certains entrent en courant, curieux de découvrir les jeux et les objets du cabinet. D'autres restent collés à leurs parents, le regard méfiant, prêts à repartir au moindre mouvement brusque. D'autres encore arrivent en colère, en pleurs, ou complètement fermés. Je ne force jamais. Je ne demande jamais à un enfant de faire quelque chose qu'il ne veut pas faire. Mon rôle n'est pas de le contraindre à parler, à jouer ou à se confier. Mon rôle est d'observer, d'accueillir, de m'adapter à son rythme, à sa manière d'être. Je prends le temps. Le temps de le regarder. Le temps de capter ses micro-expressions, son langage corporel, sa façon d'explorer l'espace ou au contraire de s'en tenir éloigné. Ces premiers instants me disent déjà beaucoup sur ce que vit l'enfant et sur ce dont il a besoin.

Les limites bienveillantes

Quand dire "non" devient un acte d'amour "Maman, je peux manger encore un bonbon ? Allez, juste un !" "Papa, je veux jouer encore 5 minutes sur la tablette !" Ces phrases vous sont familières ? Bienvenue dans le quotidien des parents ! 😊 Chers parents, avez-vous déjà ressenti cette petite pointe de culpabilité lorsque vous posez des limites à votre enfant ? Cette voix intérieure qui murmure "Suis-je trop strict(e) ?" ou "Est-ce que je vais briser sa créativité ?" Bonne nouvelle : les limites bienveillantes ne sont pas des freins à l'épanouissement de votre enfant. Au contraire, elles sont les gardes-fous qui lui permettent d'explorer le monde en toute sécurité ! Pourquoi votre enfant a besoin de limites (même s'il prétend le contraire)