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Parentalité · 15 octobre 2015 · 3 min de lecture

La magie du renforcement positif

La magie du renforcement positif

LA MAGIE DU RENFORCEMENT POSITIF

En tant que parents nous sommes parfois démunis face aux réactions de nos enfants !

Comment faire quand il ou elle ne veut pas ranger sa chambre ou faire ses devoirs ?

Je vous propose d’essayer la technique du renforcement positif.

Qu’est-ce que c’est ?

En fait, le renforcement positif c’est surprendre son enfant à bien faire.

L’idée est de se focaliser sur ce qu’il a fait de positif et de ne pas le voir sous le prisme de ses échecs.

Facile ! me direz-vous… Mais, en fait, ce n’est pas si simple : il y a quelques petites choses à respecter.

Tout d’abord le principe est d’observer votre enfant. Dès qu’il fait le moindre petit effort concernant ce que vous lui avez demandé (même si cela fait trois mois !), vous le félicitez.

Par exemple l’enfant qui ne range jamais sa chambre…

… Et puis, un jour, cet enfant met une chaussette dans le panier à linge sale. Évidemment, cela fait cinq ou dix ans que vous vous battez avec lui pour qu’il mette le linge sale dans la corbeille. Et là, deux options s’offrent à vous : la première (réponse habituelle de tout parent qui se respecte !), c’est la réflexion à l’enfant pour en rajouter une couche : « Tu exagères ! Tu aurais pu au moins mettre les deux chaussettes, et cela fait vingt fois que je te le dis… Tu me provoques ! Ce n’est pas trop tôt… et bla-bla-bla… » Vous l’avez sans doute remarqué depuis le temps : ceci est une phrase contre-productive. L’autre attitude (à essayer…) consiste à féliciter l’enfant en disant : « Waouh, c’est bien ! Je suis très contente. » Et c’est tout. La tentation, c’est le « mais » : il faut s’efforcer de ne pas le dire, et cela, c’est dur !

L’objectif est de modifier votre focus attentionnel et ne voir que ce qui va bien. Quand on offre des félicitations à l’enfant, son corps sécrète des endorphines (hormone du plaisir). Son cerveau aura alors envie de sécréter à nouveau cette hormone, et là, vous aurez la deuxième chaussette. Le parent continuera à féliciter l’enfant.

C’est l’idée de renverser la vapeur car ce n’est pas habituel de la part des parents. Bon, d’accord, il ne faut pas exagérer : il a juste mis une chaussette au sale, il n’a pas décroché la lune !

Sauf que pour l’enfant c’est un exploit!!!

Et on renforce le cercle positif, car il va se rendre compte que c’est bénéfique pour lui de ranger sa chambre plutôt que de se faire gronder s’il ne le fait pas. On n’est pas obligé d’en faire des tonnes, cela peut être un signe non verbal, comme le serrer dans ses bras, une tape dans le dos (sans lui faire mal, bien sûr), un sourire, un bisou…

Le piège c’est le « mais « 

À partir du moment où le « mais «   est prononcé, son cerveau va sécréter du cortisol (hormone du stress), qui est beaucoup plus puissant que les autres et reste longtemps dans le corps. Il vient anéantir tout l’effet bénéfique de l’endorphine.

Attention!

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas relever ce qui ne va pas. Mais il ne faut jamais le faire en même temps : il y a un temps pour gratifier et un autre pour dire qu’on n’est pas content, que ce qu’il a fait ne va pas…

Cela a l’air facile, mais il faut se faire violence, car ce n’est pas naturel chez le parent. Sa mission est de devenir le supporter ou le coach de son enfant. On n’est pas obligé d’aller chercher des exploits extraordinaires, mais une petite chose de la vie quotidienne.

Pour les bulletins scolaires, utilisez la pédagogie positive. Les notes de l’enfant n’ont rien à voir avec sa valeur. Portez un regard positif, essayez de comprendre pourquoi les notes sont basses. Ne pas accabler l’enfant en rajoutant une couche : « Que puis-je faire, en tant que parent, pour t’aider ? »

Bulletin de notes = Signal d’alerte.

Même si les notes sont bonnes, échangez avec l’enfant sur ses facilités et questionnez son bien-être. Remplissez sa réserve affective : plus elle est élevée, moins le cortisol peut nous atteindre. Et on sera moins entamé par toutes les choses négatives qui nous arrivent.

Vous verrez que la perception qu’aura l’enfant de son parent change et cela améliore sans aucun doute votre communication avec lui.

Et si les cris et les punitions ne marchent pas… cela ne coûte rien d’essayer !