A quoi sert le sommeil ?

Rôle physiologique : il permet de réparer le corps, et l’hormone de croissance y est synthétisée.
Rôle psychologique : la mémoire à long terme des informations et des apprentissages. Il résout les conflits psychiques auxquels l’enfant est confronté et permet l’intégration des repères fondamentaux au niveau de l’espace et du temps. Il permet aussi un bon développement du langage. Bébé intègre et mémorise des sensations de la douleur et du plaisir pour les assimiler et les relier entre elles pour comprendre ce qu’il vit. Par exemple, le fait que maman s’absente et qu’elle va revenir demande plusieurs mois d’apprentissage en lien avec le cycle jour/nuit et avec le sentiment d’exister par lui-même. Les mots prennent du sens seulement si cette permanence est établie.
- Intérêt de l’enfant :
- Respect du rythme de l’enfant par rapport au temps de sommeil (régularité, nombre d’heures, train du sommeil)
- Limites claires des espaces de chacun. Il ne peut pas tout faire. Plus il sera fatigué, plus il aura du mal à trouver le sommeil.
- Enfant fatigué = enfant non concentré
Quand rien ne va plus c’est qu’il est temps de redéfinir les limites à poser pour les parents et les enfants → signal d’alarme
Parfois, c’est juste que l’enfant perd ses repères et son rythme de sommeil à un moment donné et ça a tout désorganisé. L’enfant préfère le confort du contact avec le parent plutôt que le sommeil qui est devenu une contrainte. L’enfant peut désapprendre à s’endormir seul, ou ne jamais apprendre. C’est l’hésitation des parents qui est au commencement : angoisse, caprice, souffrance ?
Le sommeil possède une grande flexibilité c’est à dire une réactivité à l’environnement et au climat affectif (bruit, maladie, troubles divers, événement familial…). S’il se dérègle vite, il peut aussi retrouver son équilibre.
Les conséquences sur les apprentissages ultérieurs (parole), le manque d’autonomie, la dépendance affective dans leurs relations ultérieures et l’anxiété mal gérée.
Parfois ce sont les parents qui les empêchent de s’endormir.
- Insomnie du 1er semestre ; liée à un climat familial perturbé
Entre six mois et un an ; lié à l’excitation des découvertes motrices
Vers huit ou neuf mois ; le bébé commence à avoir une conscience de lui-même et devient sensible aux séparations d’avec la mère d’où l’importance des rituels pour se séparer en douceur mais aussi pour avoir des repères qu’il va s’approprier.
Pourquoi refuse-t-il de se coucher ?
◊ Tester vos limites
◊ Il est jaloux du temps que vous passez avec votre conjoint sans lui
◊ Anxiété face à la solitude, se retrouver seul.
◊ Peut-être a-t-il moins besoin de sommeil
◊ Il attend l’un des parents qui n’est pas rentré.
∆ Attention à ne pas empêcher les manifestations émotionnelles de l’enfant
Lorsqu’on entre dans le jeu de « on vérifie ensemble », on empêche l’enfant de maîtriser son environnement, il devient dépendant pour dormir : il a peur de dormir, car il n’est pas autonome.
On ne peut pas protéger son enfant d’une peur qui n’est pas réelle. On peut lui apprendre à gérer son imaginaire. On peut lui apprendre à se rendormir seul.
Les peurs et les cauchemars ne viennent pas de l’extérieur mais de l’intérieur, de son psychisme. Il les produit seul pour résoudre des conflits internes pour grandir. En voulant empêcher ça les parents s’opposent inconsciemment à son évolution. Cela fait partie du développement normal de l’enfant.
La nuit, moment de repli dans le silence, l’obscurité et la solitude, on entend battre son cœur et on repense à la journée → régression psychique qui libère les fantasmes.
S’abandonner au sommeil et ne plus rien contrôler peut réactiver des angoisses.Cela renvoie aux séparations que vit l’enfant (sommeil, sevrage), comme toute prise d’autonomie d’un enfant qui grandit.
